jeudi 16 octobre 2014

Fall colors

Peut-être l'une des plus belles saisons au Québec...

Montréal a su nous réconcilier avec l'automne que l'on connaissait souvent pluvieux et humide en Lorraine. Ici on vit bel et bien l'été indien. Et même si les températures sont parfois fraîches, on apprécie les couleurs et les odeurs offertes par ces feuilles mortes qui tapissent la ville. 




Profitons de ce fabuleux spectacle avant que le froid ne dépouille tous nos arbres de leur feuillage, recouvrant ainsi nos cours et jardins. 

Une balade sur le Mont Royal suffit à nous transporter en enfance : entendre craquer les branches sous nos chaussures, faire voler les feuilles mortes. Ça me rappelle les plongeons que l'on faisait dans les tas de feuilles sous le préau de l'école, au risque de se faire gronder. 

Et qui dit octobre dit Halloween ! L'esprit de cette fête nord-américaine se fait aussi ressentir avec toutes ces citrouilles qui composent les devantures des magasins. Ce qui nous permet de jouer aux grands enfants et de partir à la recherche de costumes par la même occasion.

Trêve de bavardage, je vous laisse en compagnie d'un agréable aperçu de notre décor automnal. Appréciez-le, il est éphémère...












Au prochain article, les citrouilles auront elles aussi changé de tête !


samedi 13 septembre 2014

Le Québec vu d'en haut

Et si on s'envoyer en l'air ?

Noël passé, je recevais un cadeau des plus inattendus : un vol en montgolfière. Une surprise insoupçonnée bien que tant attendue depuis mon plus jeune âge. Petite, si vous me demandiez quel était mon rêve, je répondais sans aucune hésitation : grimper dans un dirigeable. À notre rencontre, il y a maintenant plus de onze ans, j'ai fait part à Etienne de ma rêverie de gamine. Et puis les années sont passées et cette envie de prendre mon envol ne s'est jamais éteinte malgré les expériences toutes aussi vertigineuses que nous avons pu vivre. 


Le ciel, les nuages, c'est magique. Dans mon imaginaire c'est Peter Pan, mon Disney préféré, mais c'est encore l'histoire de Carl et Ellie, les personnages de Là Haut, ce dessin animé qui nous a beaucoup touché lui et moi et auquel on s'identifie énormément. L'histoire d'un voyage tardif pour les Chutes du Paradis qui en réalité se matérialise pour nous par nos projets de vie et de voyage comme celui que nous réalisons actuellement. Finalement, pour ceux qui connaissent mes références, le message que j'en retiens est de savoir rêver mais aussi accomplir ses rêves les plus fous, quels que soient nos âges ou notre situation.

Et le 24 décembre dernier, un peu avant les douze coups de minuit, telle une enfant je déballais cet imposant carton duquel se sont envolés des ballons emportant avec eux une nacelle faite d'un gobelet rouge en plastique. Le fameux présent. Comme quoi il n'est jamais trop tard pour réaliser ses souhaits. Il suffit d'avoir une fée près de soi pour les exhausser

Presque 9 mois plus tard, le grand jour est arrivé. C'est un garçon ! Un beau ballon bien portant qui se tient déjà parfaitement debout. Ses parents sont comblés, il nous emmène au septième ciel |ou en réalité jusqu'à environ mille mètres d'altitude, pour une durée de 1 heure 10 et un parcours de 17 kms|.


Plus sérieusement, je me posais tellement de questions avant de faire cette envolée. Je ne m'étais jamais imaginée les détails techniques et enfin nous y voilà. L'organisation est sans faille |du moins si vous lisez ce billet c'est qu'effectivement il n'y a pas eu de brèche et il faut dire que nos pilotes n'en étaient pas à leurs premières heures dans les airs|.

Nous avons choisi de voler durant le coucher du soleil. Les conditions météorologiques devaient être parfaites. Notre premier rendez-vous avait d'ailleurs été annulé car le vent s'était levé durant la journée. Rien n'est anodin. Il leur faut tout d'abord trouver un terrain propice au décollage. Ce sera un champ à l'arrière d'une ferme. On respire la nature ! Après les avoir vu jeter des brins d'herbe en l'air pour vérifier la direction du vent, ils semblent décidés de la position dans laquelle ils allaient mettre le ballon. Ils sortent alors tout l'attirail, couchent la nacelle, y attachent l'enveloppe et commencent à gonfler avec de gros ventilateurs jusqu'à ce la montgolfière se lève.

Ça prend forme, la pression monte. Les passagers sont maintenant appelés à monter à bord. Nous sommes 9 personnes + 2 pilotes. Chacun grimpe dans son petit compartiment et ni une ni deux nous quittons la terre ferme. Nous prenons rapidement de la hauteur mais l'ascension est tellement calme que ce n'est pas effrayant pantoute. Quoi que le brûleur fait un bruit sourd et propulse une impressionnante flamme qui nous réchauffe pas mal. On se serait bien passés de ce surplus de chaleur car la température est quasiment la même qu'au sol, c'est-à-dire estivale.






Nous flottons ainsi au dessus du Québec. On surplombe plus exactement la Montérégie |au sud de Montréal| jusqu'à voir le lac Champlain situé dans le Vermont aux États-Unis. Le paysage rural est simplement sublime. Une apaisante aventure bien méritée après une journée de travail. Petit à petit, le soleil perd de sa hauteur et nous aussi. Le voyage touche à sa fin avec un atterrissage tout en douceur.




Étant donné que notre parcours imprévisible est guidé par le flux des vents, nos pilotes ont trouvé un terrain accessible entre des champs de maïs pour poser leur gros panier en osier. L'équipe de poursuite qui nous suivait au sol depuis notre départ a dû aller frapper à la porte d'un particulier pour obtenir l'autorisation de venir nous récupérer sur leurs terres. Finalement, la nuit est tombée mais il faut encore ranger le ballon, éclairés par une magnifique pleine lune. Récompense pour tout le monde, on trinque autour d'un verre de mousseux, tout en remerciant le ciel d'avoir été clément, un rituel paraîtrait-il.


Merci mille fois de m'avoir offert cette virée à tes côtés.



Voilà le rendu pour de vrai :


On a osé la Magie de l'air ! Et vous ?


lundi 18 août 2014

Why all good things come to an end ?

Quand on perd un maillon de la chaîne : hommage à une amie.

Nombreux sont les français qui arrivent en cette terre promise qu'est le Canada. À chacun ses raisons : envie d'aventure, besoin de découverte, curiosité, carrière ou encore pour faire le point, recommencer à zéro, se chercher, se trouver... La liste est loin d'être exhaustive. 

Partir à l'étranger est avant tout une expérience de vie. Un petit bout d’existence pour certains, un long chemin pour d'autres. Le retour peut parfois être une évidence, une obligation, mais souvent il est surtout non envisageable. Et pourtant... Dans toutes ces situations, le déchirement est bien présent. Inévitablement, il y a ceux qui partent, et ceux qui restent. La famille, nos racines que l'on laisse derrière nous. Nos amis d'enfance de qui on s'éloigne, ou les plus récents, ces rencontres inattendues qui font de cette nouvelle vie un bonheur quotidien. Il est d'ailleurs compliqué de quitter ces personnes là une fois l'aventure terminée. Voilà pourquoi je pense que la difficulté majeure et en même temps la beauté de l'expatriation réside avant tout dans le rapport avec autrui. Tous les choix d'une vie, sans exception, mèneront à un moment ou un autre à de pénibles au revoir, et mieux, à d'émouvantes retrouvailles. On n'a rien sans rien. Et puis, qui a dit qu'émigrer était chose facile ? Sûrement pas moi ! 

Plus encore, lorsque l'on est sur le point de quitter un endroit, on éprouve forcement un sentiment étrange. Non seulement les personnes qui nous entourent vont nous manquer, mais plus personnellement l'être que l'on est maintenant à cet endroit précis s'en ira avec le reste, parce qu'une chose est sûre, on ne sera jamais plus le même. C'est ce qui nous fait grandir et avancer. Alors voyagez, bougez, explorez, vous n'en ressortirez que plus fort !

Tout ça pour vous dire quoi ? Que l'on croise des gens, on s'y attache et certains ne sont que de passage, même si au fond on l'est tous un peu. Une période toujours trop courte, qui permet tout de même de créer des liens et des souvenirs inoubliables. Ainsi, c'est avec regret que l'on a vu s'en aller la niçoise de la bande, retournée auprès des siens écrire une nouvelle page de son histoire. Surtout ne change rien !




À bientôt Lou Nissart !


vendredi 25 juillet 2014

Cap sur Mont Temblant

Improviser une journée nature entre amis, voilà où ça nous mène :


Pas pire hein ? Pour en arriver là, il nous aura fallu quelques heures de route, ponctuées d'un arrêt petit dèj chez Tim Hortons évidemment. Et une fois sur place, une marche en forêt récompensée par ce superbe panorama, et plus loin de jolies chutes |empruntez le parcours de la Roche pour parvenir à ce belvédère|. Bienvenue au parc national du Mont Tremblant, plus précisément dans le secteur de La Diable qui surplombe le Lac Supérieur. Le dépaysement est total, on en avait grandement besoin !
     



Je ne sais pas ce qui était le plus difficile : l'ascension ou le combat incessant contre des hordes de moustiques ou encore de mouches à chevreuil |oui c'est leur petit nom|. Pour les faire fuir, on a même monté une chorégraphie : Allez c'est parti on balance les bras en rythme |les garçons y'a encore du travail|. Quoi qu'il en soit, j'ai écopé d'une dose de piqûres pour tout le groupe. Heureusement que nous n'étions que quatre ! 


Au delà des insectes, nous avons fait l'agréable connaissance d'une biche et de son petit, mais aussi d'écureuils, de loutres et de marmottes un peu farouches par contre. La meilleure rencontre restera sans conteste celle des chaises Adirondack. Après toute ce périple ce n'était pas du luxe !




Difficile de repartir lorsqu'on est aussi bien installés, au calme, avec une vue imprenable sur le lac. Pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Il est grand temps de se jeter à l'eau, enfin presque... Après les cuisses/abdos/fessiers, on va travailler les bras parce que les canots n'avancent pas seuls. Il nous aura fallu un petit temps d'adaptation et surtout de coordination. On nous aura tout de même fait remarquer que nous étions assis dans le sens contraire à la marche |je ne vous raconte pas la trouille au moment de changer de places au beau milieu du lac|. Enfin tout s'explique ! Bref, une fois synchro, rien ne nous arrêtait. Sans compter que nous les filles redoublions d'efforts pour compenser le niveau moyen des deux hommes. La troisième des photos qui suivent en dit long !





Après l'effort, un peu de réconfort avec un pique nique |bien mérité quoi que ces messieurs en disent| improvisé sur un ponton, profitant ainsi de la quiétude de cette fin de journée. Requinqués, nous mettons les voiles direction le Village de Mont Tremblant.



Nous voilà à Mont Tremblant, la station de ski la plus prestigieuse de la région. Il n'y a plus de neige sur les cimes en cette saison, nous sommes loin du sommet des Alpes |attention : altitude vertigineuse de 875 mètres|. Mais tout de même, des remontées mécaniques sont ouvertes permettant de grimper quelques centaines de mètres via les airs. On y monte volontiers, comme des enfants. On découvre alors une ville très animée. Ici, l'été bat son plein. L'ambiance est chaleureuse et festive : façades colorées, terrasses, concerts... Telle que l'on me l'avait décrite. Le village est tellement mignon que son architecture prend des allures de parcs Disney, un peu artificielle à mon sens. À la nuit tombée, une bière locale et une queue de castor pour la route et nous voilà déjà repartis...



Résumé du tout en vidéo :




On reprend vite le goût de l'aventure. 
Cette escapade sonnait comme un air de vacances... Mais ce n'est pas pour tout de suite.


lundi 7 juillet 2014

Les parcs, nos poumons

Les jardins se font rares à Montréal... Alors pour une bouffée d’oxygène, aucun problème, nous avons les parcs !

Le réseau vert de Montréal c'est 19 parcs et 2000 hectares de nature. Autant dire que la ville ne manque pas de verdure. Sans même devoir sortir de l'île, cela permet aux montréalais de profiter du calme, d'une foule d'activités, gratuitement ou presque.


Emblème de la vie estivale, charme incontesté de la ville, les parcs ont su nous conquérir. Nous sommes ainsi devenus aficionados de ces journées citadines au grand air. Alors aujourd'hui, je partage avec vous ces quelques instants volés.


Les grands parcs sont au cœur de chaque quartier. Le nôtre est probablement l'un des plus cool. Familial, urbain, proche de tout, y compris de la Banquise |la fameuse place à poutine, bien pratique pour les petits creux| et surtout près de chez nous. C'est parti pour une immersion au cœur du parc La Fontaine.








On y fait quoi ? La sieste en amoureux, des pique-niques ou barbecues entre amis |chacun amène le sien, pratique hein ?! |, son anniversaire, de la musique, la chasse aux écureuils ou simplement un peu de sport. On chill quoi. Aucune excuse pour ne pas pointer le bout de son nez. Et puis pour éviter les insolations, on a aussi l’embarras du choix côté piscine, ce qui n'est pas du luxe avec ces températures caniculaires. Et en même temps, avec la gang que nous sommes, ce serait difficile de ne pas avoir du fun ! Bon ok, un peu d'alcool ça aide aussi, d'autant plus qu'ici il n'est pas interdit de se la coller en plein air. Ambiance amicale assurée.






Quant au plus fréquenté, il s'agit sans conteste du parc du Mont Royal. Par contre, il vient avec la foule venue admirer la vue imprenable sur le centre ville. À faire évidemment, tout comme les dimanches tam-tams au parc Jeanne Mance qui se niche au pied de la montagne. L'ambiance y est unique. Parfois peut-être un peu trop particulière à mon goût, bruyante et enfumée. Reste qu'il s'agit d'une expérience incontournable des étés montréalais. Jugez par vous même !





Je vous vois déjà venir : "Ouais... Mais avoir son jardin c'est mieux..." C'est ce que nous pensions aussi, mais ça c'était avant de connaître Montréal !