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mardi 13 mai 2014

De retour à Boston

Coup de cœur incontesté pour cette ville que nous avons redécouvert cette fois-ci en compagnie de mes parents.


Après l'automne, c'est au printemps que nous arpentons les rues déjà fleuries de Boston. Ça nous change de Montréal où les bourgeons se font bien timides. Le timing est particulier puisque les fans de hockey du Canada et des US vivent au rythme des Séries et comme par hasard, le duel du moment est Canadiens de Montréal VS Bruins de Boston. Je peux vous dire que l’après midi de la game, nous nous sommes faits discrets.


Ce que je trouve magique à Boston, c'est que malgré la culture américaine, on se sent toujours en immersion dans l'histoire de la ville et c'est ce qui lui donne tout son charme. Les vieilles enseignes, la brique rouge orangée, les réverbères à gaz et les rues pavées. On apprécie le côté pittoresque qui se marie à merveille avec le downtown moderne et américanisé. Je fais forcément allusion aux Irlandais, encore nombreux ici. Le pubs sont bondés, la Guinness coule à flot et la musique sonne comme à bord du Titanic.



Nécessairement, je fais aussi référence au peuple que je porte dans mon cœur, les italiens. Ils se cachent tous du côté de North End. Ma rue favorite est sans conteste Hanover Street, agréable et branchée. Vous y retrouverez les parfums et les couleurs de l'Italie. Si vous êtes patients, faites la file chez Giocomo's Ristorante. Certes, 1h15 à saliver c'est long, mais le mariage des pâtes fraîches et du homard est tout simplement divin |ne pas manger de "lobster" à Boston serait selon moi un sacrilège|. Si vous taillez un peu la bavette avec le personnel, il se pourrait que vous veniez tous du même village en Sicile. Et en dessert, évidemment des cannoli. Encore là, il y a deux écoles : Maria's Pastry Shop et son traditonnel cannolo rempli par une petite dame avec de la ricotta fresca au moment de la commande ; et Mike's Pastry, l'attrait touristique par excellence qui offre une grande variété de parfums pas toujours raffinés. J'espère vous avoir donnée le goût de manger, en tout cas moi j'en rêve encore...






Il faut maintenant éliminer tout ça. Nous suivons le Freedom Trail, cette fameuse ligne rouge dessinée au sol qui nous avait déjà fait découvrir les vestiges coloniaux lors de notre première visite. On a ainsi refait les grands classiques : du Quincy Market à Abercrombie |Ah mince... j'ai un doute... ce n'est pas le nom d'un ancien président ?! Les accros au shopping me comprendront|. Mais encore, le Waterfront, Copley Square et le quartier de Back Bay avec son imposante Public Library, la vertigineuse Hancock Tower et même la ligne d'arrivée du Marathon. Un peu plus loin, le parc du Boston Common et la State House au dôme flamboyant qui me rappelle les Infiltrés |oui je sais je me répète mais c'est l'un de nos films préférés|.










Perché sur une petite colline, Beacon Hill est la crème de la crème des quartiers de Boston. Comment résister à l'élégance de ses rues résidentielles, ses fenêtres habillées de jardinières fleuries et ses boutiques vintage. Pourtant, derrière ses allures chics et son ambiance de vieux film anglais, il ne faut pas oublier que ce fut un haut lieu de la lutte pour l'égalité des droits des noirs aux États-Unis.




On revient dans le monde moderne, avec un petit voyage dans le T |c'est le nom du métro|. En voiture tout le monde, on embarque sur la ligne rouge en direction de Cambridge de l'autre côté de la Charles River pour une visite du campus d'Harvard. Pas trop le temps de s'imprégner de l'ambiance étudiante, surtout un dimanche, mais maman insistait pour y aller car c'est effectivement emblématique. Au moins on peut le dire : je n'y ai pas étudié mais j'y suis allée ! Une photo souvenir en touchant le pied de Monsieur John Harvard, un tour dans la boutique officielle et on passe à autre chose.



Finalement, nous écourtons notre escapade citadine pour un détour plus rural du côté de Cap Ann et plus précisément Gloucester. À une heure de là, plus au nord sur la côte, cette ancienne et petite ville portuaire a su nous charmer de par son calme, sa brise marine, ses mouettes et son restaurant ou plutôt cantine du village où l’on mange du poisson pour une poignée de sous |fried oysters testées et approuvées|.







C'est ainsi que s'acheva ce weekend en famille, nous laissant ensuite quelques jours de plaisir avec un beau programme à Montréal.


On n'était pas bien là ?


Notre 1ère visite de Boston >> PAR ICI <<


samedi 9 février 2013

Go Canadians !

Aller voir une game de hockey au Centre Bell était dans notre "to do list" ✓

En bons chanceux, nous avons eu l'opportunité d'assister à un match intra-équipe, totalement gratuit. Vous allez me dire qu'ils sont généreux ici ! Il y a une explication à cela. En fait, la saison a débuté tardivement en janvier alors qu'elle aurait du commencer dès octobre. La raison : un lockout de la ligue pour des enjeux d'ordre financier si j'ai bien compris. J'oublies trop souvent que le sport reste du business... Bref...


Pour se faire pardonner et remotiver les troupes, l'arène des Canadiens a gratuitement ouverte ses portes au public le temps d'une rencontre amicale. Imaginez vous des milliers de supporters venus remplir les 21 000 places du Centre Bell à l'oeil. D'autant plus que chacun avait droit à un combo de junk food digne des stéréotypes américains : hot dog, chips et soda. Nous étions, qui plus est, très bien placés. En résumé, le plan idéal.


Une belle entrée en matière, même s'il faut avouer que cette rencontre n'avait aucun enjeu. C'est pourquoi nous nous sommes rués à l'ouverture de la vente des billets de saison afin de dégoter les places les moins dispendieuses |tout en haut mais au centre|. Prochaine affiche : Canadiens VS Bruins, autrement dit Montréal contre Boston, apparemment ennemis jurés à l'instar d'un Paris-Marseille ou d'un France-Italie.


La dynamique est bien différente. La foule est enivrée. L'attitude des joueurs sur la glace est bien plus agressive. Ça se plaque contre les vitres, ça retire les gants pour se battre... un sport de durs quoi ! Une partie se divise en trois périodes de 20 minutes. La première était largement dominée par les montréalais tandis que la seconde était assez plate à mon goût. Le dernier tiers était intense, notre équipe cherchant à tout prix l'égalisation... en vain... Score final : 2-1 en faveur des adversaires. 



Cerise sur le gâteau, devinez qui nous avons aperçu dans une loge : Will Smith en personne !

Nous sommes heureux d'avoir vécu ces moments et de les avoir partagé avec nos amis. Je suis fière d'avoir plus ou moins compris les règles du jeu |je ne pouvais pas en dire autant le soir du Super Bowl|. Et je vous invite à venir supporter la team québécoise, qui est plutôt en bonne passe en ce début de saison.

Et France même Canal + en parle :



Notre nouveau cri de guerre : Go Habs Go !


jeudi 29 novembre 2012

Boston

Notre coup de coeur nord américain...


Boston, Massachusetts

Lorsque notre amie Eva est venue nous rendre visite |je sais je sais je traîne, cela fait déjà un moment|, nous en avons profité pour partir à Boston. Accompagnés de Pauline et Régis, nous prenons la route le samedi matin à l'aube direction les USA. Le passage à la frontière s'est bien passé si on oublie que l'un des douaniers s'est mis à rouler des mécaniques devant la belle Eva |quand on dit que les uniformes donnent cette impression de pouvoir aux personnes qui les portent|.

Pour changer, nous avons fait un détour de quelques heures...sillonnant les routes du Vermont où l'on s'est arrêtés admirer les Gorges de Quechee, ou encore la ville de Woodstock. Ne vous attendez pas à trouver là bas les souvenirs de mai 1968. Si vous voulez ressentir l'énergie de Jimmy Hendrix, allez plutôt à Bethel, non loin de là. C'est en effet là bas que le fameux rassemblement hippie s'est déroulé. Après neuf heures de trajet, nous terminons par un crochet à Salem, connue pour sa fameuse affaire des sorcières. Rien d'exceptionnel, si ce n'est the Witch Museum que nous n'avons pas pris le temps de visiter.








Arrivés à bon port en milieu d'après midi, nous avons profité d'une belle soirée. J'avais entendu dire que le Top of the Hub offrait une vue imprenable sur la ville. Nous sommes donc monter au sommet de ce building pour y boire un verre. Le restaurant comme le bar étaient tellement bondés que nous avons fait une aller-retour. Un conseil, grimper plutôt à l'observatoire du 52ème étage durant la journée.






Découvrir une ville by night est toujours un peu perturbant car on a l'impression de manquer des choses. Alors, au petit matin, après une nuit très chaude à l'auberge de jeunesse |prenez le au mot, le radiateur était bloqué à son maximum|, nous repartons sur les quatre chemins. 

Boston est le berceau historique des États-Unis, étroitement lié à la naissance de la nation et à la défense des grandes causes libérales de l'époque. La meilleure façon de découvrir cette métropole est d'emprunter le Freedom Trail ou Chemin de la liberté. Le parcours permet de voir les principaux édifices, de se plonger dans les différents quartiers et d'apprécier le charme des maisons victoriennes. Aucun moyen de se tromper, le chemin est indiqué par une ligne continue de briques rouges au sol qui traverse la ville.

Au programme : le centre ville et son Theater District - le joli parc Boston Common et sa statue de George Washington - la gigantesque bibliothèque - les monuments en l'honneur de  Benjamin Flanklin - une promenade détente au bord de l'océan - la visite du quartier italien ou North End et les délicieux cannoli de chez Maria's Pastry. Mais encore le Quincy Market qui est le lieu incontournable pour manger sur le pouce, la spécialité locale étant le homard : lobster par ci lobster par là, à toutes les sauces et pour tous les budgets.

Boston est aussi l'une des rares villes américaines où les rues ne sont pas quadrillées. C'est entre autres l'une des choses qui la rend si européenne. Son architecture m'a d'ailleurs rappelé celle de l’Angleterre. Et puis, il fait bon s'y balader à pied, la ville étant à taille humaine.











Nous achevons notre séjour par un passage incontournable à Cambridge pour une visite du campus d'Harvard. Plutôt impressionnant je dois avouer. L'atmosphère y est particulière, à la fois studieuse et touristique. Dire que les plus grands sont passés par là : T. Roosevelt, J.F.K, B. et M. Obama, M. Zuckerberg...



Le retour a été long |surtout pour Etienne qui a conduit tout le voyage - j'ai dormi les trois quarts du temps|. Difficile aussi de trouver quelque chose pour se restaurer en plein milieu des forêts. Seul et unique choix : Mc Do. À ce prix là |12 dollars - 10 euros pour deux menus|, je comprends mieux pourquoi l'obésité sévit aux États-Unis !

Tout cela me donne envie de repartir...
Vivement les congés J-22 !