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mercredi 6 janvier 2016

Thanksgiving

La tradition américaine est aussi présente au Canada mais un peu plus tôt. Retour sur un joli weekend d'automne.

Au Québec, on parle de l'Action de grâce, cette traditionnelle journée où l'on prend le temps de célébrer les bonheurs reçus pendant l'année. Elle a toujours lieu le second lundi d'octobre tandis que les américains fêtent plus tard, le quatrième jeudi de novembre. Si la plupart des gens se retrouvent en famille, c'est entre amis que nous nous sommes réunis. Et puis, notre vie ici ne serait pas la même sans la présence des copains alors oui on peut se réjouir d'avoir cette chance. De plus, nous avions deux nouvelles recrues : Vincent et Cyril, que vous risquez de revoir bientôt sur le blog.


Comme dans mon précédent post, je remonte un peu dans le temps, lors de ce weekend prolongé que nous avions décidé de passer dans un formidable chalet à Val David dans les Laurentides. Une magnifique et imposante maison en bois, avec des baies vitrées laissant passer les rayons du soleil encore chauds à cette époque de l'année. D'ailleurs, elle était tellement grande que nous n'étions pas les seuls à y résider. Au départ je pensais qu'on nous faisait une blague. On ne va pas partager le logement avec quelqu'un ?! Et bien si. Micheline vit à l'année dans l'appartement situé au rez-de-chaussée. Comme le propriétaire nous l'avait décrite : très discrète, à tel point que nous ne l'avons jamais vu ni même entendu. À l'inverse, je ne pense pas que nous soyons passés inaperçu. Elle doit être habituée... ou sourde... 

Le mois d'octobre fut très clément cette année. À tel point que les couleurs ont mis plus de temps à faire leur apparition et que le timing était parfait pour admirer les différentes nuances colorées des feuilles et surtout d'en profiter juste avant qu'il n'en reste aucune.

On commence alors avec un samedi rando au parc régional de Val-David Val-Morin. Une sortie de 4 heures sur des sentiers menant à plusieurs points de vue offrant chacun des panoramas différents. Une belle marche pour certains, de la course pour les autres. Tout le monde prend du plaisir à sa manière sauf peut-être moi. Souffrant de vertige, l'ascension a parfois été difficile et longue. Heureusement, une bouteille de blanc nous attendait au frais pour l'apéro : après l'effort, le réconfort. Détendons-nous et jouons au ping pong tiens !





On remet ça le dimanche mais cette fois-ci au parc national du Mont Tremblant. On se sépare en deux groupes : trail pour les fous de sport et balade pour les autres jusqu'au belvédère où nous étions déjà allés lors d'un précédent été. La vue est toujours aussi époustouflante et avec les couleurs c'est juste WOW. Quelques éclaircies sont venues égayer le paysage alors que nous étions posés au sommet. On relaxe, on profite du panorama et de cette douce journée. Et pour couronner le tout, on a croisé plusieurs biches sur le chemin du retour. Elles sont probablement habituées aux touristes puisqu'elles n'étaient pas farouches et cherchaient définitivement de quoi se mettre sous la dent. On était tous gagas.





Un seul bémol. Malheureusement pour ces messieurs qui mouraient d'envie d'aller à la cueillette des pommes |un peu d'ironie vous l'aurez compris|, nous avons dû renoncer à cette belle activité automnale car il n'y avait pas de verger aux alentours. À défaut d'une tarte, nous avons eu un gâteau aux fraises à l'américaine, merci Angela !


Ce qui nous amène déjà à lundi, qui était donc un jour férié. Nous nous sommes gâtés avec un copieux repas de Thanksgiving. Par chance, la température était estivale. Nous avons pu prendre le café et l'apéro sur la terrasse, se faire de belles pièces de viande au barbecue... Même qu'il nous a été impossible de manger dehors à cause des guêpes, du jamais vu !


Euh quoi ? des guêpes un 12 octobre ? Ouais nous aussi on avait l'air surpris comme elle !

En résumé, un agréable weekend, avec un peu de folie mais juste ce qu'il faut pour ne pas regretter les excès de la veille.


jeudi 24 décembre 2015

Papaoutai ?

Fallait pas chercher bien loin, mon papa était avec nous pour ses dernières vacances !

Je sais que ça fait un moment maintenant mais voyons le bon côté des choses, ça nous ramène quelques mois en arrière, alors que la fin de l'été nous offrait ses meilleurs jours. Et en ce début d'hiver, un peu de chaleur et de soleil nous feront le plus grand bien. Même si on ne se plaindra pas car c'est déjà Noël et nous n'avons même pas de neige. Disons qu'on a connu un mois de décembre un peu plus rude. 16 degrés pour le réveillon, du jamais vu !

Ok rembobinons un peu. Ahhh septembre, quel beau mois pour venir au Québec. Afin de profiter de l'arrivée de mon papa, on s'est offerts un weekend du tonnerre entre djneus au Pays-d'en-Haut ! Le timing était parfait car nous avions une fin de semaine de trois jours à l'occasion de la fête du travail.


Même pas le temps de se poser à Montréal qu'il faut filer. Surprise ! Notre agent immobilier nous a trouvé une maison de standing à Piedmont à quelques kilomètres de Saint Sauveur dans les Laurentides. Un petit coin de paradis avec piscine qui plus est |bon ok petit c'est vite dit|. Deux salons, une cuisine toute équipée, double sous sol aménagé, suite parentale mais aussi chambre pour les enfants, en l’occurrence mon papa ah ah ah !

J'ai de suite eu un bon feeling sur ces trois jours. L'organisation est toujours sur le file et dernière minute mais à quoi bon s'inquiéter après tout c'est le weekend. Le programme est simple : on n'en a pas ! On se laisse vivre et on profite. Ça commence par de la bonne bouffe. Chose certaine c'est qu'on ne manquait de rien. Ça prend aussi des hommes attentionnés qui nous préparent le petit dèj ou le barbecue alors que nous barbotons tranquillement dans l'eau. En parlant de trempette, les filles ont vraiment apprécié la piscine chauffée. Le grand luxe quoi !





Sinon, mon père a découvert l'engouement de nos soirée arrosées. Vin blanc pour les filles, Picon pour les gars |Picon qui n'a pas fait long feu, cela faisait longtemps qu'ils n'en avaient pas bu ces assoiffés|. Bref, une fois lancés on chante, on danse, on fait même la chenille sans rechigner. Pour changer on a même fait un blind test |je vous précise pas qui a tout raflé|. Ambiance de folie à Piedmont !



Les journées sont placées sous le signe de la détente. Deux impératifs : profiter de la piscine et jouer au golf. Mission accomplie pour la baignade. Je ne saurais pas dire qui s'est le plus amusé. Pour le golf, il a fallu un peu d'entrainement les premiers jours avant de se lancer sur un parcours de vingt trous. En ce lundi férié, le golf était vide, tout à nous. On a pu traîner, rejouer, faire les cons, c'était parfait pour la bande de bras cassés que nous étions. Une épopée de 6 heures qui s'est terminée sous l'orage et la pluie. Le propriétaire est même venu à notre recherche lorsque l'orage se faisait plus insistant.



Golfeur/euse en herbe je m'adresse à vous. La clé de la réussite ? Tout d'abord, l'entretien du matériel, une étape primordiale. Ensuite des échauffements réguliers dans le jardin. Puis enchaîner des sauts de balles au "pratice". Finalement, vous êtes prêt |ou pas| à affronter un vrai parcours.


Avec du talent et un soupcon de chance, vous  pourriez peut-être faire un coup comme celui-ci, en une frappe s'il vous plait. On sent la fierté de notre Tiger Woods.


Pour ceux qui arrachent encore l'herbe au passage, n'ayez crainte, j'ai espoir. L'essentiel c'est d'avoir du plaisir. Pis on en a eu du fun ! Personnellement, je ne sais pas encore si je préfère rouler le petit kart ou regarder les autres frapper dans le vent. Une chose est sûre, mon papa lui a vécu son expérience à 300% car en France, tout le monde ne peut pas jouer au golf comme ça sans accréditation. Et oui, le Québec c'est cool et avec ça vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas venir nous rendre visite !



Voilà un montage vidéo, réalisé par Claudio, avec un casting épatant et un bonus à la fin alors ça vaut le 4 minutes de visionnage !



Joyeuses Fêtes à tous !


jeudi 3 septembre 2015

Cantons de l'Est

Vous l'aurez compris, nous sommes allés explorer l'est du Québec. Cette fois-ci, il s'agissait d'une occasion particulière. L'anniversaire de notre américaine préférée.

Nous sommes partis un vendredi soir et le trafic ne nous a pas épargné. Le comble c'est que nous n'avions même pas fait de course ! Et puis après une journée de travail on avait tous les crocs. C'est ainsi qu'est arrivé le premier excès du weekend. Un arrêt à mi-chemin à la fromagerie Qualité Summum de Bromont, réputée pour sa poutine. Effectivement le fromage en grain est frais et ils ne lésinent pas sur la quantité mais ce n'a pas été un coup de cœur. Une fois repus, on s'est décidés à passer à l'épicerie. Emballé c'est pesé, on finit alors notre route direction North Hatley. Une fois dans le village, nous nous approchons d'un terrain de golf au bout d'une rue plus que tranquille. Et à deux pas de là, une maison "à vendre" nous attend, avec vue sur le green. Si personne n'a encore souhaité l'acheter, nous comptons bien profiter de cette immense propriété, bien trop grande pour ce qu'on y fera d'ailleurs. En fait, on aurait pu se faire une partie de cache-cache assez amusante je pense. Le jardin donne sur la forêt et à la lisière des bois étaient couchées bien tranquillement un trio de biches dont on a repéré les yeux brillants dans la pénombre. Sur le coup on a même eu peur ! Mais sa véritable plus-value reste avant tout la véranda dotée d'une table de ping pong. Voilà qui fera des heureux. Il n'en fallait pas plus.


Samedi matin, le temps est au beau fixe. On se prépare un copieux brunch que l'on prendra dans le jardin, au soleil. On en profite pour offrir un cadeau à Ang' : un chevalet et d'autres accessoires de peinture afin d'encourager ses talents artistiques. Évidemment les garçons n'avaient qu'une hâte, aller pratiquer leur swing. En les attendant, nous sommes allées entre filles nous promener pour finir posées au bord du lac.





Quand ces messieurs eurent fini de jouer, nous avons repris la voiture pour nous rendre non loin de là à Memphrémagog où nous avons profité de la plage et du lac. Nous y sommes restés assez tard pour apprécier le coucher du soleil et immortaliser la "golden hour" au bord de l'eau. Pendant que j'étais occupée à prendre des photos, le reste de la bande s'est affronté au beach volley. Ça restera définitivement le sport de cet été.





La nuit tombe et nous mettons les voiles. La pasta nous attend. En apéro c'est mojitos façon Etienno. Et en dessert, ce sera double ration de ping pong. La véranda est en feu y'a du niveau ! Je m'éclipse dans le jardin avec mon assistante créativité, j'ai nommé Pascale. Mon challenge photo de la semaine était de capturer un ciel étoilé. Malheureusement j'avais oublié mon trépied. Malgré tout, je trouve le résultat satisfaisant. Il faut dire que ce ciel d'été était magnifique. Et puis finalement on a vu le marchand de sable arrivé au loin. Plus sérieusement, la fatigue s'est rapidement faite ressentir. On tentera en vain de se remotiver en lançant une partie de twister |oui oui ce jeu des années 1990|, mais rien n'y fait on part un à un se coucher.


Heureusement que la nuit fut bonne car une grosse journée nous attendait. On quitte la demeure à 11h après un autre petit dèj bien rempli. Vos imaginez bien que nous n'allions pas très loin. Cette fois-ci c'est pratique de golf pour tout le monde. Un défilé de bonnes frappe pour certains, un bêtisier pour d'autres |on ne citera pas de nom|.


C'est bien beau mais le soleil tape et tout ce qu'on veut c'est se baigner. Nous décidons ainsi d'aller passer l'après-midi au Lac Fraser dans le parc national du Mont Orford. Quelle bonne idée ! L'endroit est calme, super joli et la température idéale. Il y a un spot où on peut sauter des rochers et des équipements à louer pour jouer dans l'eau. Ce sera pédalo et paddle board. Je n'ai certainement pas pris mon appareil à bord mais je vous garantis qu'on s'est régalés !



Cette belle journée touche à sa fin. Nous sommes sur le retour mais avant de rentrer nous allons faire la seconde erreur du weekend : faire un détour par Granby pour goûter la fameuse poutine de chez Ben La Bedaine. Le nom en dit déjà long. Les gens de la région ne jure que par cet endroit. Je ne sais pas si nos palais français sont trop exigeants ou si on est juste difficiles mais ce fut encore une déception. Comme on dit chez nous BMPT : bien mais pas top ! Pas d'inquiétude on s'est rattrapés sur la glace en dessert. Le léger n'était décidément pas au programme.  



J'ai gardé le meilleur pour la fin, pour les courageux qui auront lu toute mon histoire. En primeur, voici le montage vidéo de Cla avec le best of de ces deux jours. Attention, le morceau du début est contagieux, je fredonne encore "Go Angie, it's your birthday..." : le son phare de cette fin de semaine !



Restez à l’affût. De la visite s'en vient ce qui signifie de nouvelles aventures à vous partager bientôt !


dimanche 19 juillet 2015

L'aventure c'est extra !

Je ne suis pas une fille de la nature et pourtant ce weekend m’a réconcilié avec le camping. 

Il faut dire que nous étions une belle bande et que les activités étaient assez variées pour plaire à tout le monde.

Samedi matin, les plus adroits sont allés jouer au golf, sur un parcours en neuf trous, une première pour la plupart. Ça leur a tellement plus qu’on va remettre ça prochainement et j’essayerai moi-même histoire de tester mon swing.

Le programme de l’après-midi nous laissaient plus sceptiques mais ce fut une agréable découverte. Nous avions rendez-vous au Ranch Robert où nous sommes partis pour une heure de balade à cheval. Au moment de nous présenter nos montures, on riait jaune |mais qu’est-ce qu’on fou là ?|. De sacrés bestiaux. C’était assez impressionnant au départ, surtout quand on se tient auprès d’eux, mais une fois en scelle,  l’appréhension laisse place au plaisir de guider son cheval. L’exercice n’est pas toujours facile, notamment quand certains n’ont pas trop envie d'avancer, préférant manger les feuillages plutôt que de suivre le groupe.  Il y a aussi ceux qui se permettent de légères accélérations comme ça sans même prévenir.  Et enfin, il y a la seul et l’unique bête qui ne décide d’en faire qu’à sa tête. Nous traversions tranquillement un  point d’eau quand soudainement  le canasson de Cla s’est dit : tiens et si je m’allongeais ici. C’est alors qu’on a vu Claudio, déjà peu rassuré en partant, s’étendre dans l’eau boueuse avec son compagnon de route, un peu pris de panique, tentant de le faire changer d’avis. Il fallait que ça tombe sur lui. Ce qui est sur c’est que nous allons rire de ce moment pendant encore longtemps ! Malgré tout, ce fut une jolie balade qui donne le goût de remonter en scelle, à l’occasion.



Une fois la promenade terminée, nous avons eu le droit à une activité inattendue : le braquage de voiture, les clés étant enfermées à l’intérieur. Fort heureusement, Benjamin notre sauveur du jour a réussi à ouvrir une porte à l’aide d’un cintre.  Il m’avait tout l’air d’avoir de l’expérience dans ce domaine le nordiste !

Après cette frayeur, on a pu reprendre la route direction l’épicerie avant de nous rendre au camping dans la région de la rivière rouge à la frontière entre les Laurentides |encore au Québec| et l’Outaouais |marquant le début de l’Ontario|.  Pourquoi cet endroit ? Car le lendemain sur cette même rivière nous faisions une descente de rafting en eau vive. En attendant, il faut monter le campement. Vous remarquerez une tente familiale cinq étoiles. Elle comprend toutes les commodités dont vous aurez besoin. Autant dire que notre ami Julien a fait des jaloux avec sa résidence particulière. Bien installés, les garçons partent un feu de camp et le barbecue. On s’offre alors un petit festin accompagné de notre vin préféré. En dessert, marshmallows et petits écoliers pour faire des semblants de smores, cette gourmandise typiquement américaine, un clin d’œil pour Angela en ce July 4th. Et pour faire face à la horde de moustiques qui nous entourait nous étions parés. Bilan : pas tant de piqures que ça. Une belle victoire de la citronnelle. La soirée bat son plein et le camping est animé, il y a de l’ambiance autour de nous dont des gens bien plus habitués que nous au dodo dans la nature si en croit leurs équipements de compet’.





La nuit ne fut « pas pire ». Faut dire qu’à quatre on s’est tenus chaud |n’y voyez là aucun sous-entendu|. À la fraîche, on s’en va au pavillon principal pour prendre le petit déjeuner et les gars repèrent le terrain de beach volley. Comme ils le disent si bien : ils sont « chauds du volley ». Les équipes s’affrontent en fin de matinée mais il est déjà l’heure du lunch et il va nous falloir des forces avec ce qui nous attend. 


Une fois restaurés, on patiente en attendant le go pour aller mettre nos tenues de combats : gilet de sauvetage, casque et pagaie.  Après un court briefing fait sur le ton de l’humour qui ne nous rassure pas forcément, on embarque en bus scolaire jaune afin de nous rendre jusqu’au point de mise à l’eau. Une fois arrivés, on demande aux plus courageux d’embarquer en avant car il faut être prêt à affronter les rapides et à pagayer de manière synchronisée. Eti monte à l’avant tandis que je me tasse discrètement à l’arrière. Étant un nombre impair, la dernière personne se trouvait en tête de gondole, sans rame, prête à recevoir les vagues en pleine face. On a nommé cet emplacement celui de la sirène même si son rôle était loin d’être glamour. D’ailleurs nos sirènes ont été exclusivement masculines.  Une fois partis, le guide nous apprend comment communiquer à bord ainsi  que les règles de base en cas de pépin comme par exemple comment remonter à bord en cas de chute. On se met d’ailleurs directement dans le bain avec une petite pratique histoire de faire chauffer les bras et les abdos. Plus facile à dire qu’à faire je vous le garantis !


On commence avec les rapides familiaux. Une belle mise en jambe pour nos meneurs en avant mais toutefois peu de sensations à l’arrière. Ce n’était qu’un avant goût. On arrive alors dans le premier gros rapide et là ça ne loupe pas tous à l’eau |ou presque|.  Et là on pense au gentil monsieur qui durant la préparation nous disait : sous l’eau profitez de ces quatre secondes de détente sans stress. Quatre secondes vous êtes sûr ? Parce qu’elles en paraissent bien plus. Et puis on se tombe tous les uns sur les autres qui plus est avec les pagaies car la règle d’or en rafting est de ne jamais s’en séparer. À la vie à la mort. Bref, on refait surface, perdus, on a bu la tasse, on a perdu une chaussure, on recherche le bateau, c’est le chaos. Mais on est braves et un peu fous aussi alors le guide nous propose d’aller rejouer un peu dans le courant histoire d’avoir encore du fun. On prend ensuite une petite pause quand même. On échange nos places et je m’approche doucement mais surement de l’avant.  On est fin prêts à repartir affronter tels des guerriers les prochains rapides pour arriver au final tant redouté alias la machine à laver. Sans mauvais jeu de mot ça va brasser ! En plus depuis le début, notre raft ouvre le cortège. C’est parti on se lance et malgré quelques frayeurs on en sortira indemnes. Maintenant à nous d’admirer les gadins des autres et de secourir ceux coincés dans le courant. On repêchera deux naufragés qui finiront la descente avec nous. En bout de course, nous arrivons sur une plage qui marque la fin de notre périple. Et comme nous étions en avance, notre guide a retourné le bateau pour qu’on s’occupe à glisser dessus en attendant les autres. À cet endroit, nous faisons l’expérience des mouches à chevreuil qui mordent à sang. Elles sont coriaces alors on ne traîne pas pour se rendre au bus. Le trajet du retour durera 45 minutes et c’est une excursion à lui –même. Imaginez des bus scolaires dépourvus d’amortisseur ni même de ceintures, sillonnant des chemins pleins de trous. Malade en transport s’abstenir. Nos fesses ont décollé du siège plus d’une fois. Autant vous dire que ça vaut les attractions de la Ronde.




De retour aux voitures on s’empiffra de tout ce qu’il nous restait. Pas de doute l’eau ça creuse. On patientera le temps de visionner le film de notre descente que l’on a acheté en souvenir et puis on reprend la route. C’est finalement sur une aire d’autoroute déserte de Mirabel, assis sur le parking, que nous finirons ce superbe weekend pas mal fatigués mais de bons souvenirs à se remémorer. Chapeau à l’organisateur !



Très vite, je vous reviens avec un article sur nos vacances qui sont déjà derrière nous. 
Cuba Libre !