lundi 7 juillet 2014

Les parcs, nos poumons

Les jardins se font rares à Montréal... Alors pour une bouffée d’oxygène, aucun problème, nous avons les parcs !

Le réseau vert de Montréal c'est 19 parcs et 2000 hectares de nature. Autant dire que la ville ne manque pas de verdure. Sans même devoir sortir de l'île, cela permet aux montréalais de profiter du calme, d'une foule d'activités, gratuitement ou presque.


Emblème de la vie estivale, charme incontesté de la ville, les parcs ont su nous conquérir. Nous sommes ainsi devenus aficionados de ces journées citadines au grand air. Alors aujourd'hui, je partage avec vous ces quelques instants volés.


Les grands parcs sont au cœur de chaque quartier. Le nôtre est probablement l'un des plus cool. Familial, urbain, proche de tout, y compris de la Banquise |la fameuse place à poutine, bien pratique pour les petits creux| et surtout près de chez nous. C'est parti pour une immersion au cœur du parc La Fontaine.








On y fait quoi ? La sieste en amoureux, des pique-niques ou barbecues entre amis |chacun amène le sien, pratique hein ?! |, son anniversaire, de la musique, la chasse aux écureuils ou simplement un peu de sport. On chill quoi. Aucune excuse pour ne pas pointer le bout de son nez. Et puis pour éviter les insolations, on a aussi l’embarras du choix côté piscine, ce qui n'est pas du luxe avec ces températures caniculaires. Et en même temps, avec la gang que nous sommes, ce serait difficile de ne pas avoir du fun ! Bon ok, un peu d'alcool ça aide aussi, d'autant plus qu'ici il n'est pas interdit de se la coller en plein air. Ambiance amicale assurée.






Quant au plus fréquenté, il s'agit sans conteste du parc du Mont Royal. Par contre, il vient avec la foule venue admirer la vue imprenable sur le centre ville. À faire évidemment, tout comme les dimanches tam-tams au parc Jeanne Mance qui se niche au pied de la montagne. L'ambiance y est unique. Parfois peut-être un peu trop particulière à mon goût, bruyante et enfumée. Reste qu'il s'agit d'une expérience incontournable des étés montréalais. Jugez par vous même !





Je vous vois déjà venir : "Ouais... Mais avoir son jardin c'est mieux..." C'est ce que nous pensions aussi, mais ça c'était avant de connaître Montréal !


mardi 13 mai 2014

De retour à Boston

Coup de cœur incontesté pour cette ville que nous avons redécouvert cette fois-ci en compagnie de mes parents.


Après l'automne, c'est au printemps que nous arpentons les rues déjà fleuries de Boston. Ça nous change de Montréal où les bourgeons se font bien timides. Le timing est particulier puisque les fans de hockey du Canada et des US vivent au rythme des Séries et comme par hasard, le duel du moment est Canadiens de Montréal VS Bruins de Boston. Je peux vous dire que l’après midi de la game, nous nous sommes faits discrets.


Ce que je trouve magique à Boston, c'est que malgré la culture américaine, on se sent toujours en immersion dans l'histoire de la ville et c'est ce qui lui donne tout son charme. Les vieilles enseignes, la brique rouge orangée, les réverbères à gaz et les rues pavées. On apprécie le côté pittoresque qui se marie à merveille avec le downtown moderne et américanisé. Je fais forcément allusion aux Irlandais, encore nombreux ici. Le pubs sont bondés, la Guinness coule à flot et la musique sonne comme à bord du Titanic.



Nécessairement, je fais aussi référence au peuple que je porte dans mon cœur, les italiens. Ils se cachent tous du côté de North End. Ma rue favorite est sans conteste Hanover Street, agréable et branchée. Vous y retrouverez les parfums et les couleurs de l'Italie. Si vous êtes patients, faites la file chez Giocomo's Ristorante. Certes, 1h15 à saliver c'est long, mais le mariage des pâtes fraîches et du homard est tout simplement divin |ne pas manger de "lobster" à Boston serait selon moi un sacrilège|. Si vous taillez un peu la bavette avec le personnel, il se pourrait que vous veniez tous du même village en Sicile. Et en dessert, évidemment des cannoli. Encore là, il y a deux écoles : Maria's Pastry Shop et son traditonnel cannolo rempli par une petite dame avec de la ricotta fresca au moment de la commande ; et Mike's Pastry, l'attrait touristique par excellence qui offre une grande variété de parfums pas toujours raffinés. J'espère vous avoir donnée le goût de manger, en tout cas moi j'en rêve encore...






Il faut maintenant éliminer tout ça. Nous suivons le Freedom Trail, cette fameuse ligne rouge dessinée au sol qui nous avait déjà fait découvrir les vestiges coloniaux lors de notre première visite. On a ainsi refait les grands classiques : du Quincy Market à Abercrombie |Ah mince... j'ai un doute... ce n'est pas le nom d'un ancien président ?! Les accros au shopping me comprendront|. Mais encore, le Waterfront, Copley Square et le quartier de Back Bay avec son imposante Public Library, la vertigineuse Hancock Tower et même la ligne d'arrivée du Marathon. Un peu plus loin, le parc du Boston Common et la State House au dôme flamboyant qui me rappelle les Infiltrés |oui je sais je me répète mais c'est l'un de nos films préférés|.










Perché sur une petite colline, Beacon Hill est la crème de la crème des quartiers de Boston. Comment résister à l'élégance de ses rues résidentielles, ses fenêtres habillées de jardinières fleuries et ses boutiques vintage. Pourtant, derrière ses allures chics et son ambiance de vieux film anglais, il ne faut pas oublier que ce fut un haut lieu de la lutte pour l'égalité des droits des noirs aux États-Unis.




On revient dans le monde moderne, avec un petit voyage dans le T |c'est le nom du métro|. En voiture tout le monde, on embarque sur la ligne rouge en direction de Cambridge de l'autre côté de la Charles River pour une visite du campus d'Harvard. Pas trop le temps de s'imprégner de l'ambiance étudiante, surtout un dimanche, mais maman insistait pour y aller car c'est effectivement emblématique. Au moins on peut le dire : je n'y ai pas étudié mais j'y suis allée ! Une photo souvenir en touchant le pied de Monsieur John Harvard, un tour dans la boutique officielle et on passe à autre chose.



Finalement, nous écourtons notre escapade citadine pour un détour plus rural du côté de Cap Ann et plus précisément Gloucester. À une heure de là, plus au nord sur la côte, cette ancienne et petite ville portuaire a su nous charmer de par son calme, sa brise marine, ses mouettes et son restaurant ou plutôt cantine du village où l’on mange du poisson pour une poignée de sous |fried oysters testées et approuvées|.







C'est ainsi que s'acheva ce weekend en famille, nous laissant ensuite quelques jours de plaisir avec un beau programme à Montréal.


On n'était pas bien là ?


Notre 1ère visite de Boston >> PAR ICI <<


mardi 4 mars 2014

Montréal en lumière

Bienvenue au cœur du festival qu'il ne fallait pas manquer cet hiver !

La Place des Arts était bien animée ces derniers jours grâce aux festivités nocturnes de Montréal en lumière. L'occasion propice pour mettre le nez dehors en cette période glaciale de l'année et surtout de profiter de ce beau quartier spécialement illuminé et redécoré pour l’événement. Et samedi dernier c'était ici qu'il fallait être !


Passer une nuit blanche à Montréal ? Mode d'emploi : S'habiller chaudement pour affronter le froid |pas si froid que ça, un gentil - 10 degrés et quelques flocons, a piece of cake comme ils disent ici| - Se faufiler dans le métro noir de monde - Ne pas avoir peur de la foule - Et enfin s'armer de patience face aux line up interminables. Malgré tout, c'est un peu l'incontournable de la saison !


La nuit blanche est le rendez-vous des noctambules. De 7 à 77 ans, chacun y trouve son bonheur. Le quartier des spectacles regorgent d'activités gratuites incitant à la découverte et au partage. Pour l'occasion, les musées étaient ouverts, des expositions de tous genres étaient prévues dans de nombreux lieux répartis dans différents quartiers de la ville, et des spectacles ainsi que des concerts avaient lieu gracieusement. Un véritable voyage artistique jusqu'au bout de la nuit. Une belle démarche qui favorise l'accès à la culture dans une ville où il ne manque pas de représentations culturelles, mais où les prix ne sont pas forcément à la portée de tout le monde.



À l'extérieur, les amoureux pouvaient monter dans la grande roue. Pour les |grands| enfants, il y avait même une descente en luge. De nombreux restaurateurs étaient présents, les gourmands étaient servis. Et puis quoi de mieux que de faire griller des chamallows et même des saucisses à hot dog autour d'un feu. Il n'y a vraiment qu'à Montréal que l'on peut voir ça !





Admirez vous même l'extravagance de certains artistes, comme en témoigne ce visage animé projeté sur l'un des immeubles de la place. Il me fait penser à une "tête à claques" et honnêtement je le trouve assez effrayant.

Bref, cette semaine illuminée donne le ton. Dans quelques temps les beaux jours arriveront et avec eux une multitude d'autres festivals. D'ici là, la glace ne sera plus sous nos pieds mais dans un bon cornet gaufré.

On se revoit au printemps, nouvelle saison = nouvelles Zaventures !