vendredi 24 janvier 2014

Tea Time

Sommes-nous de bon ton et distingués depuis que l'on va au salon de thé ? Pas vraiment. Enfin, pour les bonnes manières on repassera...

Il existe plusieurs maisons réputées à Montréal où il est possible de prendre le thé selon les règles de l'art, dans une ambiance chic, autour des mets salés et sucrés d'influence anglaise ; ce qui consiste en soi à avoir un véritable repas pour son quatre heures. Si je suis curieuse de tenter cette expérience, aujourd'hui je vais rester plus simple, et vous parler de deux adresses à retenir, où l'on s'arrête peu importe ce que l'on porte et où il fait bon rester des heures au fonds d'un canapé style victorien.

En vous promenant sur Saint Laurent, du côté du Mile-End, je vous mets au défi de trouver ce charmant endroit. Commencez par chercher une porte discrète. 


Un indice : ce "tea room" se cache au dessus du fameux restaurant Sparrow. Alors quand on sait qu'il se trouve à l'étage, on imagine une petite place. Bien au contraire, un escalier mène à une grande salle où l'immense plafond ouvre sur une mezzanine. Plongez alors dans une ambiance Londonienne du début du siècle : bienvenue au CardinalLe mobilier, la tapisserie, les moulures et surtout l'imposant lustre me rappellent un peu Midnight in Paris, un de mes films préférés.




Côté breuvage, le choix de thé est traditionnel. Le earl grey à la lavande ne vous décevra pas. Et pour vivre une expérience totale, goûtez à l'une des pâtisseries qui trônent sur de beaux plateaux étagés ; la touche très British étant de prendre le supplément crème. Nous nous sommes laissés tenter par un cake glacé au citron, un parfait mélange entre douceur et amertume.



Commandez au comptoir, installez-vous confortablement, patientez le temps de l'infusion et une demoiselle courtoise viendra vous apporter votre théière accompagnée de tasses en porcelaine et de petites cuillères vintage. Appréciez le tout sur un air de jazz, au premier niveau autour d'une conversation, ou sur le balcon branché avec votre ordinateur.



Les seuls aspects négatifs : ils ne prennent que du cash |rectification ils ont maintenant une machine| et ils sont ouverts seulement du vendredi au dimanche.

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Plus encore, je recherchais aussi un endroit où je n'ai pas l'habitude d'aller. Quelque chose d'intime, où le temps d'une petite heure, on oublie nos téléphones et laptops |bon ok je mens un peu car il me faut toujours de quoi prendre quelques clichés|

Située sur la charmante rue Duluth, l'une de me préférée sur le Plateau, Fuchsia l'Épicerie Fleur est un nid douillet où il fait bon venir se réchauffer. Le décor rustique donne à ce petit café un sentiment familier. La méridienne surveillée par le chat de la maison, les nappes fleuries et les serviettes de mamie... Tout prête à s'y sentir comme chez soi.




Parmi l'importante variété de thés, j'ai craqué pour le london fog à la rose. Et lorsque l'on vous porte votre boisson dans un pot Masson, le charme opère immédiatement. Même le chocolat chaud est délicieux. C'est probablement parce qu'ils offrent aussi toute une gamme de produits dérivés tels que du cacao, des sucres aromatisés, et surtout de la préparation pour biscuits au chocolat |à tester au plus vite|.




Complétez votre bonheur en ravissant vos papilles avec des biscuits rose-pistache et ne repartez surtout pas sans un cupcake au thé chaï.


L'unique bémol : ce n'est pas encore assez prêt de chez nous, je veux bien échanger ce paradis "thé-restre" avec mon actuel voisin !

Alors vous êtes plutôt rose fuchsia ou rouge cardinal ?


mercredi 1 janvier 2014

Le temps des Fêtes

Notre premier Noël en tant qu'expatriés :

L'an passé nous avions décidé à la toute dernière minute de surprendre nos proches en débarquant à l'improviste pour les fêtes. Par contre cette année, tout le monde était averti que nous ne pourrions pas être présents. Ce n'est pas pour autant que nous avions établi un plan à l'avance. Comme à notre habitude, ce Noël était placé sous le signe de l'improvisation, et je crois que ça nous va plutôt bien !

Après une course aux cadeaux qu'il a d'ailleurs fallu cacher dans nos 50 m2, nous démarrons le marathon des fêtes par des sessions webcam en famille avant de partir pour notre souper du réveillon entre amis… Une belle brochette !

En mode jeu du post-it

Le 25 au matin le Père Noël ne nous a pas oublié. Mais pas le temps d'essayer nos nouveaux joujoux, nous prenons la route avec Angela et Arnaud vers un endroit magique : le labyrinthe de la forêt perdue qui compte 12 kilomètres de sentiers glacés à parcourir en patins. Nous patinerons main dans la main du coucher du soleil à la nuit noire, éclairés par des guirlandes dispersées dans les arbres. 

Au fait, je pense que notre intégration québécoise est officiellement accomplie depuis que nous nous sommes équipés de nos propres patins à glace. Si je ne suis pas encore très à l'aise, Etienne quant à lui s'est déjà mis au hockey ! 







Nous dînerons et passerons la nuit à Québec où l'architecture, les lumières et la neige créent un décor des plus féériques. Au petit matin, le cap des 26 ans tout juste franchi, on part bruncher en chemin vers Mont Saint-Anne où la neige fraîche n'attend que nous. 

En voiture, nous longeons le Saint Laurent qui ne ressemble même plus à un fleuve mais plutôt à une plaine du pôle nord. On aperçoit même les fameuses chutes de Montmorency entièrement glacées. Le voyage est véritablement plaisant.








Et puis quelques dodos plus tard, l'année touche à sa fin. Un froid glacial s'est installé sur la région. On prend notre courage à deux mains, au risque de les perdre, et on se refait une session de ski par moins 15 degrés. On se croirait au sommet du Mont Blanc. Regardez un peu plus bas Etienne parait très impressionné. C'est vrai que nous devons être au moins à… 650 mètres. Mais on ne se plaindra pas car ce ne sont pas les stations ni la neige qui manquent autour de Montréal.





En passant, tout le monde sait que la meilleure partie des sports d'hiver, c'est ce qui vient après la glisse. Rien de tel qu'un chocolat chaud aux marshmallows autour d'un feu de bois. Mieux que ça, on conclura l'année autour d'un repas franco-américain : bières et vins + chicken wings et fondue savoyarde !


Le jour de l'an pointe trop vite le bout de son nez et la vague de froid ne cesse de prendre de l'ampleur. Cela n'enlève cependant rien à la magie de Montréal, notamment de la vieille ville. J'ai par contre failli perdre mes doigts de pieds à la fin d'une longue balade ; il aura fallu les réanimer une fois rentrés. Et je ne vous parle pas du givre qui fait partie intégrante de toutes parties du corps qui ne seraient pas couvertes. Etienne en a fait les frais.




Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter une excellente année 2014, en trinquant droit dans les yeux !


vendredi 22 novembre 2013

F pour Famille

J'aurais aussi pu dire F pour Froid car c'est vraiment de saison, mais aujourd'hui parlons plutôt de ceux qu'on aime...

La plupart du temps, nous consacrons nos écrits à partager nos découvertes. Mais cette expérience à l'étranger est, au delà de l'aventure, une expérience humaine. Principalement, celle de notre histoire en tant que couple. Plus encore, celle de chacun d'entre nous en tant qu'individu apprenant à vivre dans un nouvel environnement et à connaître d'autres personnes. Et d'autre part, c'est expérimenter la vie loin de ceux qui ont constitué depuis toujours ou des années, notre noyau dur.

Alors on ne se le cache pas, vous nous manquez beaucoup ! Les moments en famille, le confort de se retrouver chez ses parents, la complicité fraternelle, les soirées entre amis et les secrets partagés... Maintenant place à skype et encore quand on trouve le temps. Faut dire que le décalage horaire n'aide pas ! Heureusement que les smart phones existent car sans eux je me demande ce que l'on ferait. En fait, vous êtes toujours prêts de nous, dans nos poches et sacs à main.

Malgré tout, la distance a du bon : plus de chicane | = dispute en français d'ici et non pas ces ralentisseurs qui nous empêchent de rouler vite|. On prend les choses du bon côté et les instants passés ensemble deviennent privilégiés.

Bref, nous avons appris à vivre loin de vous, bien que ça ne soit pas toujours facile. Mais qui a dit que la vie était simple ? Faire des choix engendre souvent des concessions. Dans notre cas, celle d'être à deux dans cette lointaine contrée. Rassurez-vous, nous ne sommes pas reclus dans une cabane en bois au fin fond du Québec. Et nous sommes ici aussi entourés de gens formidables.

Finalement, je sais pourquoi tout cela fonctionne. Dans ce voyage, vous nous avez toujours montré votre soutien et ça n'a pas de prix.

Merci... On vous 


lundi 21 octobre 2013

Zombie Walk

C'est une tendance dans les grandes villes depuis quelques années, surtout à l'approche d'Halloween : les marches de zombies !
Muahahahahah !!!

Samedi après-midi, les rues de la ville ont ainsi été envahies par une horde de morts vivants. Ce rassemblement est très convivial malgré les looks un peu macabres. Certains sont à peine maquillés, présents pour marquer le coup, tandis que d'autres se sont transformés en vraies œuvres d'art. Ok c'est parfois dégoûtant mais ça reste très bien fait !

L’événement attire les foules : petits et grands se prêtent vraiment au jeu. Il y énormément de monde, acteurs ou spectateurs. C'est parti pour quelques heures de défilé en mode glauque. Avec l’écho des buildings, on entend même raisonner les cris de ces revenants...



La marche commence Place des Festivals. Le cortège débute son parcours sur le boulevard Maisonneuve en direction de l'ouest pour ensuite tourner sur Mansfield et rejoindre Sainte Catherine vers l'est pour boucler la boucle.

C'est l'occasion pour certains de se plonger dans la peau de personnages de Walking Dead ; pour d'autres de faire un mix avec Breaking Bad.  En résumé, des cerveaux, de la chair, du sang et encore un peu de sang... Voilà l'inspiration de ces créatures réanimées. Voyez par vous même :















Prix spécial pour notre Miss Zombie Montréal qui mérite bien son titre !


mardi 1 octobre 2013

L'été indien

On ira, où tu voudras quand tu voudras...

Cette fois-ci nous ne sommes pas allés très loin, l'essentiel était de profiter de l'exceptionnelle chaleur de ce début d'automne. Je ne sais pas qui a dit que l'été était terminé, en tout cas pas un montréalais. Après un down des températures à la mi du mois, une baisse de moral évidente à la vue des feuilles mortes, ce début de saison s'offre à nous sous ses plus beaux jours. 

Le dimanche les gens vont au marché, c'est convivial et inondé de bonnes odeurs. Nous faisons ainsi un crochet à Atwater. Les étales extérieures ont pris des teintes automnales : rouge pour le fruit du moment, la pomme, et orange pour les citrouilles qui annoncent un Halloween imminent.




Nous entamons ensuite notre balade à deux pas de là, le long du Canal Lachine. Les berges sont aménagées pour les cyclistes et piétons, et offrent un beau parcours à faire avec son chien, en amoureux ou en famille. Les moins courageux se reposent dans l'herbe, les amoureux flânent et les rêveurs profitent du calme pour se plonger dans un livre. L'endroit est paisible, surtout que nous ne sommes pas si loin du centre ville. On aperçoit d'ailleurs au loin les buildings qui nous rappellent que Montréal est une métropole calme et verte, ce qui la rend si agréable.




Avant de rejoindre le vieux Montréal, il faut traverser un passage plus industriel, mais non moins charmant. Surtout lorsque l'on s'approche du fameux Farine Five Roses, cette meunerie toujours en service, connue pour son énorme néon rouge qui illumine l'une des principales entrées de la ville, à la sortie de l'autoroute Bonaventure.




Passées les écluses, nous arrivons dans le quartier du vieux port, qui borde le Saint Laurent. L'occasion est parfaite pour photographier au loin ces constructions loufoques, emblèmes de l'architecture montréalaise des années 1960. "Habitat 67" est aujourd'hui classé monument historique par le gouvernement du Québec. Il s'agit à vrai dire d'appartements faits de blocs imbriqués les uns aux autres. Je n’émettrais pas de jugement à ce sujet, mais imaginez le fond de ma pensée...


La réelle beauté de cette période de l'année reste avant tout les couleurs qu'elle nous offre. Les grands en prennent plein les yeux, tandis que les enfants, eux, profitent à leur manière, en toute insouciance...




L'anecdote du jour


Nous avons enfin goûté à une queue de castor |cliquez ici pour voir la bête|Après plus d'un an et demi de vie au Québec, le gens commençaient à nous montrer du doigt dans la rue, à croire que ça se voyait sur nos visages... Non mais plus sérieusement, on s'est fait dire à maintes reprises qu'il fallait absolument expérimenter cette pâtisserie. Verdict : comme beaucoup de choses par ici, c'est en effet délicieux, bien que pas très fin et hyper calorique. Pour une expérience totale, choisir celle au beurre d'érable, elle est écœurante! |au sens québécois du terme c'est à dire débile mental, ou autrement dit malade|


Sur cette note sucrée, à tantôt !