mercredi 1 janvier 2014

Le temps des Fêtes

Notre premier Noël en tant qu'expatriés :

L'an passé nous avions décidé à la toute dernière minute de surprendre nos proches en débarquant à l'improviste pour les fêtes. Par contre cette année, tout le monde était averti que nous ne pourrions pas être présents. Ce n'est pas pour autant que nous avions établi un plan à l'avance. Comme à notre habitude, ce Noël était placé sous le signe de l'improvisation, et je crois que ça nous va plutôt bien !

Après une course aux cadeaux qu'il a d'ailleurs fallu cacher dans nos 50 m2, nous démarrons le marathon des fêtes par des sessions webcam en famille avant de partir pour notre souper du réveillon entre amis… Une belle brochette !

En mode jeu du post-it

Le 25 au matin le Père Noël ne nous a pas oublié. Mais pas le temps d'essayer nos nouveaux joujoux, nous prenons la route avec Angela et Arnaud vers un endroit magique : le labyrinthe de la forêt perdue qui compte 12 kilomètres de sentiers glacés à parcourir en patins. Nous patinerons main dans la main du coucher du soleil à la nuit noire, éclairés par des guirlandes dispersées dans les arbres. 

Au fait, je pense que notre intégration québécoise est officiellement accomplie depuis que nous nous sommes équipés de nos propres patins à glace. Si je ne suis pas encore très à l'aise, Etienne quant à lui s'est déjà mis au hockey ! 







Nous dînerons et passerons la nuit à Québec où l'architecture, les lumières et la neige créent un décor des plus féériques. Au petit matin, le cap des 26 ans tout juste franchi, on part bruncher en chemin vers Mont Saint-Anne où la neige fraîche n'attend que nous. 

En voiture, nous longeons le Saint Laurent qui ne ressemble même plus à un fleuve mais plutôt à une plaine du pôle nord. On aperçoit même les fameuses chutes de Montmorency entièrement glacées. Le voyage est véritablement plaisant.








Et puis quelques dodos plus tard, l'année touche à sa fin. Un froid glacial s'est installé sur la région. On prend notre courage à deux mains, au risque de les perdre, et on se refait une session de ski par moins 15 degrés. On se croirait au sommet du Mont Blanc. Regardez un peu plus bas Etienne parait très impressionné. C'est vrai que nous devons être au moins à… 650 mètres. Mais on ne se plaindra pas car ce ne sont pas les stations ni la neige qui manquent autour de Montréal.





En passant, tout le monde sait que la meilleure partie des sports d'hiver, c'est ce qui vient après la glisse. Rien de tel qu'un chocolat chaud aux marshmallows autour d'un feu de bois. Mieux que ça, on conclura l'année autour d'un repas franco-américain : bières et vins + chicken wings et fondue savoyarde !


Le jour de l'an pointe trop vite le bout de son nez et la vague de froid ne cesse de prendre de l'ampleur. Cela n'enlève cependant rien à la magie de Montréal, notamment de la vieille ville. J'ai par contre failli perdre mes doigts de pieds à la fin d'une longue balade ; il aura fallu les réanimer une fois rentrés. Et je ne vous parle pas du givre qui fait partie intégrante de toutes parties du corps qui ne seraient pas couvertes. Etienne en a fait les frais.




Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter une excellente année 2014, en trinquant droit dans les yeux !


vendredi 22 novembre 2013

F pour Famille

J'aurais aussi pu dire F pour Froid car c'est vraiment de saison, mais aujourd'hui parlons plutôt de ceux qu'on aime...

La plupart du temps, nous consacrons nos écrits à partager nos découvertes. Mais cette expérience à l'étranger est, au delà de l'aventure, une expérience humaine. Principalement, celle de notre histoire en tant que couple. Plus encore, celle de chacun d'entre nous en tant qu'individu apprenant à vivre dans un nouvel environnement et à connaître d'autres personnes. Et d'autre part, c'est expérimenter la vie loin de ceux qui ont constitué depuis toujours ou des années, notre noyau dur.

Alors on ne se le cache pas, vous nous manquez beaucoup ! Les moments en famille, le confort de se retrouver chez ses parents, la complicité fraternelle, les soirées entre amis et les secrets partagés... Maintenant place à skype et encore quand on trouve le temps. Faut dire que le décalage horaire n'aide pas ! Heureusement que les smart phones existent car sans eux je me demande ce que l'on ferait. En fait, vous êtes toujours prêts de nous, dans nos poches et sacs à main.

Malgré tout, la distance a du bon : plus de chicane | = dispute en français d'ici et non pas ces ralentisseurs qui nous empêchent de rouler vite|. On prend les choses du bon côté et les instants passés ensemble deviennent privilégiés.

Bref, nous avons appris à vivre loin de vous, bien que ça ne soit pas toujours facile. Mais qui a dit que la vie était simple ? Faire des choix engendre souvent des concessions. Dans notre cas, celle d'être à deux dans cette lointaine contrée. Rassurez-vous, nous ne sommes pas reclus dans une cabane en bois au fin fond du Québec. Et nous sommes ici aussi entourés de gens formidables.

Finalement, je sais pourquoi tout cela fonctionne. Dans ce voyage, vous nous avez toujours montré votre soutien et ça n'a pas de prix.

Merci... On vous 


lundi 21 octobre 2013

Zombie Walk

C'est une tendance dans les grandes villes depuis quelques années, surtout à l'approche d'Halloween : les marches de zombies !
Muahahahahah !!!

Samedi après-midi, les rues de la ville ont ainsi été envahies par une horde de morts vivants. Ce rassemblement est très convivial malgré les looks un peu macabres. Certains sont à peine maquillés, présents pour marquer le coup, tandis que d'autres se sont transformés en vraies œuvres d'art. Ok c'est parfois dégoûtant mais ça reste très bien fait !

L’événement attire les foules : petits et grands se prêtent vraiment au jeu. Il y énormément de monde, acteurs ou spectateurs. C'est parti pour quelques heures de défilé en mode glauque. Avec l’écho des buildings, on entend même raisonner les cris de ces revenants...



La marche commence Place des Festivals. Le cortège débute son parcours sur le boulevard Maisonneuve en direction de l'ouest pour ensuite tourner sur Mansfield et rejoindre Sainte Catherine vers l'est pour boucler la boucle.

C'est l'occasion pour certains de se plonger dans la peau de personnages de Walking Dead ; pour d'autres de faire un mix avec Breaking Bad.  En résumé, des cerveaux, de la chair, du sang et encore un peu de sang... Voilà l'inspiration de ces créatures réanimées. Voyez par vous même :















Prix spécial pour notre Miss Zombie Montréal qui mérite bien son titre !


mardi 1 octobre 2013

L'été indien

On ira, où tu voudras quand tu voudras...

Cette fois-ci nous ne sommes pas allés très loin, l'essentiel était de profiter de l'exceptionnelle chaleur de ce début d'automne. Je ne sais pas qui a dit que l'été était terminé, en tout cas pas un montréalais. Après un down des températures à la mi du mois, une baisse de moral évidente à la vue des feuilles mortes, ce début de saison s'offre à nous sous ses plus beaux jours. 

Le dimanche les gens vont au marché, c'est convivial et inondé de bonnes odeurs. Nous faisons ainsi un crochet à Atwater. Les étales extérieures ont pris des teintes automnales : rouge pour le fruit du moment, la pomme, et orange pour les citrouilles qui annoncent un Halloween imminent.




Nous entamons ensuite notre balade à deux pas de là, le long du Canal Lachine. Les berges sont aménagées pour les cyclistes et piétons, et offrent un beau parcours à faire avec son chien, en amoureux ou en famille. Les moins courageux se reposent dans l'herbe, les amoureux flânent et les rêveurs profitent du calme pour se plonger dans un livre. L'endroit est paisible, surtout que nous ne sommes pas si loin du centre ville. On aperçoit d'ailleurs au loin les buildings qui nous rappellent que Montréal est une métropole calme et verte, ce qui la rend si agréable.




Avant de rejoindre le vieux Montréal, il faut traverser un passage plus industriel, mais non moins charmant. Surtout lorsque l'on s'approche du fameux Farine Five Roses, cette meunerie toujours en service, connue pour son énorme néon rouge qui illumine l'une des principales entrées de la ville, à la sortie de l'autoroute Bonaventure.




Passées les écluses, nous arrivons dans le quartier du vieux port, qui borde le Saint Laurent. L'occasion est parfaite pour photographier au loin ces constructions loufoques, emblèmes de l'architecture montréalaise des années 1960. "Habitat 67" est aujourd'hui classé monument historique par le gouvernement du Québec. Il s'agit à vrai dire d'appartements faits de blocs imbriqués les uns aux autres. Je n’émettrais pas de jugement à ce sujet, mais imaginez le fond de ma pensée...


La réelle beauté de cette période de l'année reste avant tout les couleurs qu'elle nous offre. Les grands en prennent plein les yeux, tandis que les enfants, eux, profitent à leur manière, en toute insouciance...




L'anecdote du jour


Nous avons enfin goûté à une queue de castor |cliquez ici pour voir la bête|Après plus d'un an et demi de vie au Québec, le gens commençaient à nous montrer du doigt dans la rue, à croire que ça se voyait sur nos visages... Non mais plus sérieusement, on s'est fait dire à maintes reprises qu'il fallait absolument expérimenter cette pâtisserie. Verdict : comme beaucoup de choses par ici, c'est en effet délicieux, bien que pas très fin et hyper calorique. Pour une expérience totale, choisir celle au beurre d'érable, elle est écœurante! |au sens québécois du terme c'est à dire débile mental, ou autrement dit malade|


Sur cette note sucrée, à tantôt !


jeudi 5 septembre 2013

Escapade à Chicago

Nous achevons nos trips de l'été avec nos deux backpackeuses préférées, de retour sur le continent américain. Un nouveau chapitre qu'il me fait plaisir de partager avec vous...

Une seule idée en tête : S'ÉVADER ! Aller voir les baleines dans le nord du Québec ? GlaGlaGla, trop frais... Il nous faut de la chaleur. Partir se reposer au bord de l'océan dans le Maine ? Pourquoi pas... Ou peut-être visiter une nouvelle ville ? Oui mais laquelle ? 

C'est à la veille du weekend que nous nous sommes décidés à rouler vers Chicago en Illinois, surnommée the Widdy City de part ses vents forts et glaciaux qui soufflent certains jours d'hiver. Un peu fou car il faut dire que ce n'est pas la porte à côté. En résumé ça donne : 4 jours - 35 heures de voiture - 3000 km au compteur. Notre chauffeur n'a pas chômé !

Le trajet est long mais avec une grosse boite de Timbits, une DJ au top et des sessions de blind test, ça passe toujours mieux. Nous arrivons tard le soir, coincés dans les bouchons et la frénésie du samedi soir. L’hôtel est situé en banlieue nord de la ville. Surprise, malgré les bonnes reviews il est en fait un peu miteux et surtout très humide. Autant vous dire que j'ai eu du mal à fermer l’œil la première nuit. Mais il faut voir le bon côté des choses, on avait de quoi plaisanter, même si je riais jaune à l'idée d'y retourner les soirs.

La ville, quant à elle, ne nous a pas déçu. Elle est fabuleuse. Troisième plus grande métropole des États-Unis en terme de population, Chicago n'a pourtant rien à voir avec ses prédécesseurs New York ou Los Angeles.


On démarre notre visite dans le Loop, le quartier des affaires, qui doit son nom au métro aérien formant une boucle à ce niveau de la ville. Les wagons en fer et les vieilles stations en bois ont, malgré le bruit, énormément de cachet.



C'est non loin de là que débute la Route 66. À défaut de l'avoir parcouru dans son intégralité, on pourra dire que nous sommes allés où tout a commencé, et là où elle s'achève, dans la baie de Santa Monica.


Un peu de folie... Nous décidons de grimper au sommet de la Willis Tower |qui fut pendant longtemps le plus haut gratte-ciel au monde| afin d'admirer la vue panoramique mais aussi prendre quelques clichés dans ces boxes de verre qui donnent l'impression de braver le vide.


Puis, on s'arrêtera un moment au Millenium Park pour une séance photo devant la symbolique Cloud Gate. À ne pas manquer, sa voisine la Crown Fountain, oeuvre d'art emblématique, qui par grosses chaleurs se transforme en une pataugeoire où petits et grands viennent se rafraîchir. À quelques pas, le Hay Pritzker Pavillon, cet impressionnant amphithéâtre à ciel ouvert. Si vous avez davantage de temps, attardez-vous du côté du Museum Campus. Chicago regorge d'intéressantes institutions culturelles !




Direction maintenant le quartier adjacent appelé River North. Il se situe évidemment au nord de la Chicago River. Pour s'y rendre il faut ainsi traverser l'un des nombreux ponts mobiles typiquement d'ici. Les berges sont aménagées et offrent de belles promenades, l'ambiance y est vraiment agréable. Un conseil pour les plus paresseux, optez pour une croisière qui vous fera tranquillement découvrir l'architecture de la ville.



Nous sommes restés piétons... Et notre marche continue vers Michigan Avenue, l'artère principale de Manificient Mile où il fait bon magasiner. On remballe vite nos porte-monnaie pour continuer jusqu'à la Water Tower, un des rares édifices ayant survécu à l'incendie qui avait frappé la ville à la fin du 19ème siècle.

Nous poursuivons notre chemin vers le nord pour atteindre la Gold Coast, arrondissement résidentiel aux luxueux immeubles et belles villas. En explorant les environs, vous finirez par tomber sur le Lincoln Park qui borde le lac Michigan. Ce vaste parc abrite même un zoo.

Cap vers l'ouest du parc et the Old Town Triangle, autrement dit le vieux Chicago, où l'on peut encore voir d'anciennes maisons ayant résisté aux flammes.



Coup de cœur incontesté pour la situation exceptionnelle de la ville au bord du lac qui lui donne encore plus de charme. J'ai adoré ses immenses plages qui longent le centre ville |notamment North Avenue ou Oak Street beach|. Accessibles en un clin d’œil par des passages souterrains, il vous suffira de quelques minutes pour retrouver un air de vacances. Et j'oubliais la Navy Pier |Margot va encore me demander "la quoi ?"|, cette jetée connue pour sa grande roue visible au loin sur la côte.





Il fallait bien que l'on arrive à une petite parenthèse "foodies". On a ainsi goûté au mets incontournable des chicagoans : la deep dish pizza. Préparée dans un moule profond, elle n'a rien d'une pizza ordinaire avec son épaisseur pouvant dépasser les six centimètres. Jugez par vous même :


Voilà mes bonnes adresses : Pizzeria Uno ouverte depuis les années 1940 |ou Due si la première est déjà bondée|. Prévoyez 45 minutes de cuisson et une grosse faim ! Pour les petits déjeuners américains, The Original Pancake House vous permettra d'affronter une nouvelle journée de marche... Ou d'aller vous recoucher !

Enfin, qui dit Chicago dit Bulls. Pas de game de basket car malheureusement la saison n'a pas encore débuté. Par contre, nous sommes allés devant le United Center, bastion de l'équipe, où trône une statue en la mémoire de Michael Jordan. C'est sur cette note sportive que notre périple s'achèvera... Enfin presque car on a encore de la route !


Depuis, mes Fions sont reparties... Avec de beaux souvenirs je l'espère. Elle nous laissent avec beaucoup de nostalgie, même si j'ai encore des fous rires en repensant au tapir, au sweat Abercrombie, au "Oui Oui Oui Ouiii", à Jean-Roger et à Miley, au "Hey Hey Hey" ou au Super Humidity 8.

Je ne sais pas vous, mais je suis prête à repartir sur les quatre chemins ! Alors à qui le tour ?